L’espace Schengen, cette panacée!

Vous avez certainement constaté que le pays va beaucoup mieux depuis que nous avons adhéré à la libre-circulation et à l’espace Schengen. Avant, les pauvres braqueurs qui voulaient faire un peu de tourisme chez nous avaient de fortes chances d’être arrêtés à la frontière. Comment vouliez-vous, avec ces contrôles tatillons, que de joyeuses bandes de malfrats puissent faire passer les mitraillettes nécessaires à tout client de casino qui se respecte ?
Grâce à Schengen, plus de problème : La Suisse est devenue un énorme self- service pour toute personne cherchant à braquer, vendre des drogues, des armes, des prostituées ou cherchant à se mettre à l’assistance sociale. Les dealers dealent dans la quiétude, les casseurs cassent dans la sérénité, les abuseurs abusent dans la jouissance la plus insouciante.
Le nouveau tourisme criminel représente déjà le 14% des délits commis sur notre territoire. La ville de Genève en est à 30 cambriolages par jour ! Des « peanuts » que tout cela, crie la gauche ! On peut faire encore mieux en créant un syndicat et une couverture sociale pour les nouvelles professions du tourisme que sont les cambrioleurs, violeurs, dealers et autres. Car enfin, il faut être charitable avec les brutes, dans ce monde d’amour. Il faut être ouvert.
Notre gouvernement a compris la leçon. Ce qu’il pratique n’est même plus de l’ouverture, tellement il n’y a plus de frontières, c’est carrément de l’absence. Absence de contrôles, de limites, de stratégie, de gouvernance. En fait, la Suisse semble vouloir protéger sa substance en décrétant sa non-existence, sa disparition en tant qu’entité reconnaissable.
En fait, lorsque Kadhafi prône le démantèlement de la Suisse, il ne propose rien d’autre que de démanteler le vide. Chers amis, la Suisse n’existe vraisemblablement plus. N’ose plus exister. Rentrez chez vous, il n’y a plus rien à voir, nos dirigeants vous en seront reconnaissants. C’est que nous avons un gouvernement moderne, compatible avec la terre entière, sauf avec les siens, un gouvernement soucieux du « qu’en dira t’on », angoissé par la solitude de la souveraineté, un gouvernement qui veut être aimé comme un chien de compagnie par des soit disantes nations amies dont il accepte tous les ordres et tous les coups de pieds agacés. Ce n’est même plus un gouvernement, c’est une descente de lit ! N’était la présence de trois anatomies féminines, il ressemblerait, à force de s’aplatir, à une crêpe.
Une crêpe que d’autres apprêtent à leur sauce mondialiste. Une sauce dont la solidarité se limite à se répartir les fonds gérés par les banques suisses. Mais n’ayez crainte, lorsque la Suisse sera redevenue pauvre comme job, on l’appréciera à nouveau à sa juste valeur. Et de nombreuses bonnes âmes se lèveront pour demander l’adhésion d’une Suisse ruinée à une Union Européenne encore beaucoup plus ruinée. Qu’importe, on se sent tellement moins pauvre d’être pauvre avec les autres.
C’est vrai à la fin, le bien-être actuel de la Suisse est un scandale, une insulte faite à tous les pauvres socialistes et assistés sociaux qui en bénéficient tous les jours grâce au capital qu’ils combattent. Parfois, je souhaite presque qu’ils soient forcés de traire une vache morte. Mais n’ayez crainte, ils trouveront toujours une vache rescapée, quelque part, qu’ils pourront traire à mort.
Cependant, faire crever les vaches nourricières, c’est aussi faire crever le pays tout entier.

Oskar Freysinger, Conseiller national
Extrait de son mot de salutations lors de la 25 ème Assemblée Générale de l’ASIN, Bern le 10 avril 2010

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