Simonetta Sommaruga, Présidente de la Confédération Suisse

Comme chaque année, lors de la fête nationale suisse, les associations de Suisses de l’étranger reçoivent un CD du discours présidentiel.
Cette année, c’était le tour de Mme Simonetta Sommaruga. L’on sait que les politiciens n’ont pas peur de manier la langue de bois, mais pour notre présidente le mensonge est quelque chose d’inné chez elle. J’ai failli m’étrangler quelques fois lors de son discours.
Voyez plutôt:

Chères concitoyennes, chers concitoyens,
Nous vivons tous aujourd’hui dans un monde particulièrement interconnecté. Et vous êtes bien placés, chers compatriotes de l’étranger, pour comprendre ce qu’est la mondialisation.
Certains d’entre vous diront: la Suisse est ma patrie et le restera toujours. D’autres diront: j’ai deux patries, le pays dans lequel je vis et mon pays d’origine, la Suisse.
Une chose est claire. nous avons tous besoin d’une patrie. Et ce que j’entend par là, c’est le sentiment d’avoir des racines quelque part, d’avoir une identité.
Cette identité fait actuellement l’objet de débats passionnés en Suisse.

Voilà qu’elle nous parle de patriotisme, de racine… Elle qui rêve de nous noyer, nous fondre dans un chaudron multiracial et multiculturel. Et pendant que j’écoutais ses délirantes paroles, des gauchos-socialos brûlent notre drapeau sur la Place Fédérale pour protester contre le racisme (argument choc) sous l’oeil impassible de la police bernoise dirigée par une municipalité de gauche.

Les uns affirment que la Suisse se définit par son indépendance, par sa souveraineté, et qu’elle doit suivre sa propre voie, solitaire, en Europe.
Pour d’autres, la Suisse a toujours été un pays ouvert sur le monde, qui a su régler ses rapports avec l’étranger par d’habiles alliances.

J’aime beaucoup la nuance contradictoire, pour elle, les indépendantistes font leur chemin en solitaire dans l’Europe (ne veut-elle pas dire hors de l’UE). Les autres sont ouverts au monde, ils rayonnent avec d’habiles alliances. Mais Madame, les indépendantiste sont aussi ouvert au monde nous sommes prêts à nous allier avec quiconque qui veut commercer avec nous, même les pays européens. La différence nous ne voulons pas d’un dictat venant de bureaucrates anti-démocrates bruxellois n’ayant aucune légitimité puisque non-élus.

Chères concitoyennes, chers concitoyens, la Suisse n’est pas la seule à se poser ces questions. La mondialisation apporte des changements et les changements provoquent toujours des questions et des débats.
Il y a cependant un aspect sur lequel presque tous les Suisses sont d’accord: nous avons, avec la démocratie directe, un système politique unique auquel nous nous identifions tous.
Je suis fière d’être président du pays dans lequel les citoyennes et les citoyens ont plus de pouvoir que dans n’importe quel pays du monde.
La démocratie directe est un système courageux et c’est aussi pour ça qu’il me plait et me fascine.

Alors là, elle n’a peur de rien. Elle est fière de ce pays où les citoyens ont le pouvoir entre leurs mains. La démocratie directe la fascine… Pourquoi tarde-t-elle à exécuter ce que le peuple lui dit de faire. Pourquoi veut-elle absolument nous souder à cette association de laquais serviles à Obama appelée UE alors que le peuple suisse a clairement imposer son refus.

Il arrive souvent que les résultats d’une votation soient serrés. La révision de la loi sur la radio et la télévision a été acceptée avec 3’000 voix d’écart seulement. En Suisse, les médias ont ensuite dit que c’étaient les Suisses de l’étranger qui avaient fait la différence.
Et pourtant, de nombreux citoyens renoncent à participer aux votations parce qu’ils pensent que leur voix ne compte pas. Mais rien n’est plus faux. Comme le démontre une votation organisée, il y a quelques semaines, dans une commune de Suisse centrale sur une question de taxe de stationnement. Le résultat final a donné 1060 voix pour et… 1061 voix contre.
Vous voyez donc qu’en Suisse chaque voix compte vraiment !

Et oui chaque voix compte pour autant que cela va dans leur sens. Les socialistes ont l’habitudes de critiquer les résultats en disant que le peuple n’a pas compris, qu’il faudra recommencer pour qu’ils apprennent à voter juste.

Chères concitoyennes, chers concitoyens, votre voix aussi compte.
Aujourd’hui 25% seulement des citoyens suisses établis à l’étranger et en âge de voter se sont inscrits dans un registre des électeurs en Suisse. Je serais ravie que ce chiffre augmente ces prochaines semaines. Nous sommes en année électorale et si vous ne vous êtes pas encore inscrits pour participer aux élections législatives de cet automne, vous pouvez le faire auprès de votre ambassade jusqu’à la mi-août.
Pour un grand nombre d’entre vous, participer aux votations et aux élections va devenir plus facile. Cette année, pour la première fois, plus de la moitié des cantons permettent aux Suisses de l’étranger de voter électroniquement. Comme vous le voyer, nous nous engageons pour que vous aussi puissiez participer à la vie publique du pays et assurer vos responsabilités.
Chères concitoyennes, chers concitoyens, j’ai l’honneur de vous présenter les meilleurs vœux du Conseil fédéral et je vous souhaite, où que vous soyez dans le monde, une belle fête du 1er août.

Simonetta Sommaruga, Présidente de la Confédération Suisse

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